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Ambassadeur du coeur : Maxime Roussy - greffé cardiaque

Je reviens de loin!

 

Mon histoire commence en mars 2011. Je vis en Gaspésie, je suis souvent essoufflé et je m’endors à l'école. C'est alors que je consulte un pédiatre et on me disgnostique une déshydratation. En vidéoconférence avec un cardiologue de Québec, on me fait une échographie et on essaie de m'hydrater, mais sans succès. C’est alors qu’on m’annonce que mon cœur est d'une grosseur anormale. J’arrive à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec le 1er avril pour des examens plus approfondis. C’est une semaine remplie d'émotions pour ma famille, car je suis plongé dans un coma artificiel pour me reposer; mon cœur ne fonctionne qu'à 7%.


Je subis plusieurs opérations pendant la 1re semaine d’avril, dont une intervention pour installer l'appareil Ecmo pour aider mon cœur à se reposer. Comble de malheur, mon foie cesse de fonctionner, ce qui entraîne une grande tristesse pour ma famille, car les médecins estiment que s’il ne reprend pas en dedans de 72 heures, plus rien n'est possible pour moi...


Le 4 avril, je subis un AVC, ce qui force les médecins à me sortir de mon coma pour s'assurer qu’aucune séquelle ne s’installe. Bonne nouvelle, l'AVC ne laisse aucune séquelle, quel soulagement ! Le 7 avril, Dr Éric Charbonneau rencontre mes parents pour leur parler de ma seule option pour avoir une chance de survie, l'implantation d'un cœur mécanique. C’est la plus belle décision que mes parents ont prise à ma place, car cet appareil va me suivre pour les quatre années suivantes, me limitant toutefois dans beaucoup de choses de la vie courante. À la suite de mon réveil du coma, je dois réapprendre à marcher. Je fais ma première sortie de l'hôpital à la fête des Mères, soit 5 semaines après mon arrivée à l’IUCPQ.

Pendant 16 mois, je demeure au manoir Ronald McDonald avec ma mère, pendant que mes 2 petits frères restent en Gaspésie avec notre père. On ne se retrouve en famille que 3 jours par mois; c’est très difficile à gérer émotionnellement, mais en famille nous y arrivons. En juillet 2012, toute la famille se retrouve enfin en déménageant à Québec pour assurer mes soins. En 2014, nous faisons la tentative d'extraire le cœur mécanique, mais mon cœur ne supporte pas de travailler seul. À mon réveil, la déception s'installe en voyant que l'opération est un échec. 

En juillet 2014, mes parents et moi, décidons d'accepter la mise en liste pour une greffe cardiaque. L'attente se termine le 30 septembre 2015, lorsqu'on reçoit l'appel nous annonçant qu'un cœur est arrivé pour moi. Émotions grandioses pour la famille au complet, joie, angoisse, fébrilité et soulagement toutes en même temps! La greffe a lieu le 1er octobre 2015, quel beau cadeau de la vie que j'ai eue.  Mes parents, mes frères et moi remercions le Dr Éric Charbonneau tous les jours, il m'a sauvé la vie avec l'aide de toute son équipe à l'IUCPQ. MERCI !