Retour aux articles

Charlotte Martineau : « On m'a donné une 2e vie! »

Tout a commencé pour moi suite à une pneumonie et à la recommandation de me rendre à l’IUCPQ pour vérifier un souffle au cœur détecté lors d’une visite à la clinique.  Jeune retraitée et en pleine forme, je ne pensais pas que cette visite serait le début de presque 2 ans de suivis médicaux et de plusieurs chirurgies majeures.  En fait, je ne pensais pas que ma vie aurait très bien pu se terminer durant cette période, n’eût été du personnel de l’Institut.

En janvier 2017, j’ai dû être opérée à cœur ouvert par le Dr Éric Dumont pour changer ma valve mitrale qui ne fermait pas correctement. Seulement 4 jours après être retournée à la maison, l’infirmière du CLSC qui effectuait le suivi à la maison, me demande de retourner à l’Institut le plus rapidement possible, car elle a détecté une anomalie.  J’ai été rapidement prise en charge et opérée d’urgence par le Dr Pierre Voisine pour installer deux drains au cœur afin de permettre à l’eau s’étant accumulée de s’écouler.  Je peux retourner à la maison une semaine plus tard pour reprendre, je l’espère, une vie normale suite à la récupération.

C’est comme ça que les choses se passent et je suis ravie de pouvoir jouer avec mes petits-enfants qui habitent juste à côté.

En février 2018, atteinte d’une forte fièvre et d’une extrême faiblesse, je dois retourner à l’Institut où des tests révèlent que j’ai contracté un streptocoque et que je suis infectée sévèrement.  L’infection s’est attaquée aux parois de mon cœur ainsi qu’à ma valve mécanique. Dr Dumont, procède alors à ma 2e chirurgie à cœur ouvert en 13 mois et change ma valve mitrale.  Malheureusement, je ne suis pas au bout de mes peines. L’infection a provoqué 2 AVC et de l’épilepsie. On m’a donc plongé dans un coma afin de ne pas causer de dommage à mon cerveau.

Après une quarantaine de jours, mes deux filles et le personnel soignant étaient résignés et tout indiquait que sans activité cérébrale, les appareils qui me gardaient en vie seraient débranchés.  C’était sans compter sur l’incroyable résilience du corps humain et aux espoirs de Dr Dumont qui n’était pas prêt à abandonner.

Ainsi, contre toute attente, je me suis réveillée très lentement comme si je sortais d’un rêve. Il m’a fallu réapprendre à vivre suite à cette expérience malheureuse.  Après plusieurs mois, j’ai pu reprendre une vie normale.  Sans le professionnalisme de Dr Dumont, des infirmières et des préposés de l’Institut, je ne serais pas en vie aujourd’hui.  J’ai eu droit à une deuxième vie grâce à eux et je profite de chaque journée comme si c’était la dernière.  Je suis très reconnaissante à toutes ces personnes qui ont fait une différence. Leur présence humaine et rassurante tout au long de mon séjour a été grandement appréciée et on fait une grande différence pour moi et ma famille. Merci de tout cœur!

-Charlotte Martineau