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Danielle Poirier : «Grâce à ses bons mots, j’ai repris le dessus sur mes émotions et je me suis sentie en sécurité»

J’ai toujours été consciente des conséquences néfastes sur ma santé de fumer la cigarette, mais je n’ai jamais été capable d’arrêter. En 2008, lorsque mon fils m’a appris que j’allais devenir grand-mère, il m’a aussi dit que si je n’arrêtais pas de fumer, il ne me visiterait plus. Devant cet ultimatum, je me suis fait à l’idée et j’ai arrêté pour ceux que j’aime, quand on veut, on peut!

Trois ans plus tard, en 2011, lors d’un rendez-vous avec mon médecin de famille à Saint-Georges de Beauce, celui-ci avait décelé une anomalie et m’a demandé d’aller passer des tests plus précis à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval. J’y suis allée seule, ne voulant pas déranger ma famille. Je ne suis pas de nature anxieuse, mais ce jour-là, seule dans la salle d’attente, j’ai pris conscience de l’impact que pourrait avoir ce test sur ma vie : j’ai paniqué. Heureusement, une infirmière s’est rendu compte que ça n’allait pas. Elle est venue s’asseoir près de moi et nous avons eu une discussion réconfortante qui a déclenché un sentiment de confiance envers le personnel médical. Grâce à ses bons mots, j’ai repris le dessus sur mes émotions et je me suis sentie en sécurité.

À 54 ans, je reçois mon diagnostic. Un cancer du poumon. Je ne m’y attendais pas, ça frappe! De nature pragmatique, j’ai fait l’analyse des prochaines étapes, j’étais nerveuse mais confiante pour la suite des choses. Après une série d’examens, j’ai subi une lobectomie, le Dr Massimo Conti a enlevé une partie de mon poumon lors de l’opération. C’est seulement à mon réveil que j’ai fait sa connaissance, il a rapidement su me mettre à l’aise en brisant la glace avec une blague. Nous avons beaucoup ri, c’est un homme très agréable.

Ce qui m’a frappé le plus, à la suite de mon opération, c’est la difficulté que j’ai eu à recommencer à marcher, la douleur que je ressentais dans ma poitrine. Les poumons ne travaillent plus de la même façon! Malgré tout, j’ai persévéré et maintenant tout est rentré dans l’ordre, je marche beaucoup. Depuis, ma rémission se porte bien, je suis très enjouée du dénouement de cette grosse aventure! Je continue de faire annuellement des tests avec le Dr Conti, ce qui me permet de repartir pour une autre année la conscience tranquille.

Je suis tellement reconnaissante envers le personnel de l’Institut, j’y ai rencontré des gens tellement réconfortants, sympathiques et prévoyants. Merci d’avoir à cœur notre santé et surtout de faire tout ce que vous pouvez pour qu’on se sente bien! Merci de donner à la Fondation!