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France Paquet : « J'ai cette grande volonté de vivre... »

 

Le temps s’arrête… Mon médecin est là, devant moi, les yeux attristés. Les secondes s’écoulent en silence. Moi, je ne trouve pas de mots...

Que dit-on lorsqu’on apprend qu’on est atteint d’un cancer du poumon?

C’est mon anniversaire aujourd’hui, j’ai 60 ans… Je suis complètement sous le choc. Quel cadeau de fête…Comment vais-je expliquer cette nouvelle à mes proches?

Dr Rosaire Vaillancourt, pneumologue, prends le temps de me rassurer et m’explique les prochaines étapes. Deux opérations sont prévues : une première, en décembre, pour enlever trois taches sur mon poumon gauche et une deuxième, après Noël, pour enlever mon poumon droit.

En janvier, lors de mon suivi, on m’annonce que mon cancer a trop progressé et que finalement, on n’enlèvera pas mon poumon droit. On m’oriente plutôt vers de la chimiothérapie palliative.

« Palliative… », je sais très bien ce que ce mot signifie… mais je refuse de croire que je viens de passer mon tout dernier Noël. J’ai encore trop de choses à vivre!

Tout n’était pas encore fini ; voilà qu’une lueur d’espoir se pointe à l’horizon. Dr Alain Dumas, pharmacien en oncologie, et Dr Gaudreau me parlent d’une nouvelle forme de traitement disponible : l’immunothérapie. Ils m’expliquent que nous n’avons aucune garantie que cela fonctionnera, mais je sais seulement une chose : j’ai cette grande volonté de vivre. J’accepte leur proposition.

De novembre 2015 à janvier 2018, je me rends à l’Institut, aux deux semaines, pour recevoir mes traitements. Chaque fois, je suis impressionnée par le dévouement, la compassion et la générosité du personnel de l’Institut. Après 45 séances, mes traitements sont finalement terminés. C’est à ce moment qu’un véritable miracle se produit. On m’annonce que mon cancer a presque totalement disparu! Je n’arrive pas à y croire, même mes médecins semblent surpris.

Je suis la preuve vivante du rôle crucial de la recherche dans le développement de nouveaux traitements pour le cancer du poumon. À l’heure actuelle, la médecine personnalisée dont j’ai bénéficié n’est disponible que pour un nombre limité de personnes. C’est pourquoi il est important de donner à la Fondation, afin de permettre aux experts de l’Institut de continuer la recherche, et ultimement, de donner une 2e vie à de plus en plus de gens comme moi!

Merci de donner!