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Jean-François Doyon : « Parfois, le hasard fait bien les choses...! »

Au printemps 2018, alors que je passe des examens pour le renouvellement d’assurance de mon entreprise, j’ai la mauvaise surprise de constater une augmentation de 74% de ma prime. Mon premier réflexe est de me dire que ce doit être une erreur, ça ne se peut pas. Je suis un homme qui s’entraîne tous les jours, je fais plus de 75 km de jogging par semaine, DONC IMPOSSIBLE ! Mon courtier en assurance me réfère alors à une autre compagnie d’assurance. Je refais le même processus et le résultat est le même. Cette fois-ci, la prime est encore plus élevée. Ne comprenant pas ce qui se passe, j’en parle à mon médecin de famille qui ne constate rien d’anormal à la lecture des résultats. Elle me réfère tout de même au CLSC pour refaire des examens afin d’en savoir plus. Encore une fois le même résultat…Suite aux trois résultats, elle me réfère donc à un cardiologue, car elle ne veut pas signer mes papiers d’assurance.

Alors, j’attends le rendez-vous avec impatience. Le printemps passe, l’été passe… Enfin des nouvelles! J’ai un rendez-vous le 2 octobre chez le cardiologue pour courir sur le tapis roulant: « Je vais lui montrer que je suis top shape ». C’est à ce moment que je reçois une douche froide en plein visage. J’ai un grave problème à la valve mitrale. Pas question de signer des papiers d’assurance. Même, je dois ralentir au minimum le jogging. On m’envoie passer une échographie à l’Hôtel-Dieu de Lévis où l’on me confirme que j’ai bel et bien une fuite dans ma valve mitrale. C’est du sérieux, mon état est très avancé, je suis rendu au gradient 4/4 ...une opération est donc nécessaire. J’éprouve beaucoup de difficulté à réaliser tout ce qui se passe, je ne me sens pas malade, je suis en pleine forme, je suis un homme actif, je n’ai aucun symptôme, je n’ai pas l’air de quelqu’un qui a un grave problème au cœur.

Je suis référé à l’Institut en novembre où je débute tous les examens nécessaires avant l’opération. À ce moment, je suis pris en charge par une intervenante qui me suit du début du processus et tout au long de ce parcours qui devient à ce moment, dans ma tête, interminable. Je rencontre mon chirurgien cardiaque, le Dr François Dagenais.  Il m’explique comment se passera l’opération et me rassure ainsi que ma conjointe. L’attente est longue pour ma famille et moi-même. Je suis finalement opéré le 8 mars 2019 et ma valve est réparée avec succès! On m’explique que je suis passé à un cheveu d’y passer, j’ai été très chanceux. Un an et demi s’est écoulé depuis l’annonce de mon diagnostic. Je ne réalise toujours pas ce qui m’est arrivé. Je vivais littéralement avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. 

Heureusement, aujourd’hui tout va bien. J’ai recommencé mon jogging au début de l’été et mon travail à temps plein. Tout ce qui me rappelle ce qui s’est passé est une petite cicatrice au thorax. Le plus grand plaisir, c’est de redonner et aider d’autres personnes comme moi. C’est gratifiant de pouvoir encourager les autres à passer au travers. Je suis heureux d’être passé par l’Institut et je constate à quel point nous avons un centre de haut niveau, ici même, à Québec. Un suivi, un support, un dévouement, des gens qui aiment ce qu’ils font. Il faut le dire et les soutenir.
C’est pourquoi je donne à la Fondation IUCPQ!

-Jean-François Doyon