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Jeannette Durocher : « L'Institut m'a sauvé la vie deux fois!»

 

 

J’ai fait du karaté pendant 20 ans, j’ai travaillé dans des salles d’entraînement, je me suis toujours entraîné et j’ai gardé une bonne forme. J’habitais à Mascouche, puis mon conjoint et moi sommes déménagés à Saint-Raymond pour notre retraite. Nous avions de beaux projets de voyages. Puis, j’ai commencé à tousser, de plus en plus, à un point tel que j’avais un point dans le dos. Je suis donc allée consulter mon médecin de famille.

Je n’oublierai jamais la date, 19 aout 2013, c’était la fête de mon petit-fils! Ils m’ont demandé d’aller dans la salle d’attente, j’ai tout de suite su que quelque chose n’allait pas. Ils ne m’ont pas dit tout de suite les résultats. C’est mon médecin de famille qui m’a appelé plus tard pour m’annoncer la nouvelle. J’ai un cancer du poumon. Lorsque j’ai appris le diagnostic, la terre a arrêter de tourner, j’étais sous le choc.

J’ai rapidement été prise en charge par l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval. J’ai fait la rencontre du Dr Massimo Conti qui m’a confirmé que j’ai effectivement un cancer du poumon. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pendant plusieurs jours. Ça ne se peut pas que ça m’arrive à moi! Pourquoi à moi?

Puis, mon fils m’a parlé, il m’a dit : « maman, vas-tu pleurer pour le reste de tes jours ou tu vas te battre pour voir tes petits-enfants grandir? ». Sa conjointe était alors enceinte de ma première petite fille. Le diagnostic d’un cancer n’est pas facile pour moi, mais c’est aussi très difficile pour ma famille.

J’ai été opérée avec succès le 16 octobre 2013. Pendant l’intervention, ils m’ont retiré un poumon et puisque le cancer avait touché à mes côtes, ils ont été contraints de retirer une partie de cinq de mes côtes. Par la suite, j’ai commencé des traitements de chimiothérapie.

Je n’étais pas au bout de mes peines. Après mon opération, je vomis quotidiennement de l’eau. Après l’étude de mon cas, les médecins ont diagnostiqué une fistule. C’est une communication anormale entre les bronches et la plèvre, il s’agit d’une complication de mon opération. Il a donc fallu arrêter la chimiothérapie et faire une deuxième opération. Une équipe de médecins a procédé à une méthode innovante en implantant un dispositif de type parapluie dans ma bronche. C’est une première en Amérique du Nord! Une excellente collaboration entre la chirurgie, la bronchoscopie et la cardiologie. Je suis restée à l’hôpital pendant 2 mois et demi. À tous les jours, le Dr Conti est venu me visiter. Je me suis battue et il ne m’a pas lâché! À mes yeux, cette attention distingue la médecine faite à l’Institut.

J’ai choisi de me battre, j’ai fait confiance à la médecine et à l’équipe de l’Institut qui m’a sauvé la vie deux fois. Le Dr Conti prend soin de ses patients, je sais qu’il sera là pour m’aider. Je ne suis pas juste un numéro. Aujourd’hui, je mords dans la vie et je fonce. L’Institut m’a offert 2 chances de vivre!