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Jessica Quinton : « Cet hiver-là, ce n’est pas une vie qu’ils ont sauvée, mais deux. »

 

En septembre 2017, je consulte un médecin en raison de malaises respiratoires. À priori, rien de très inquiétant. Malheureusement, mon état continue de se détériorer, à un tel point que le 7 janvier 2018, ma fille Marissa, me retrouve pratiquement inconsciente dans la baignoire... enceinte de mon petit garçon de 30 semaines! Maman?! Maman?! C’est la panique dans toute la maisonnée. On me transporte d’urgence à l’hôpital local où les médecins prennent la décision de me plonger dans un coma artificiel et de me transférer dans la région de Québec. Ma vie et celle de mon bébé sont en danger...nos jours sont comptés!

Mon état est si précaire que les médecins craignent que je ne survive pas. Le temps presse... J’ai besoin des soins ultraspécialisés de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval. En pleine tempête de neige, une équipe de l’Institut, formée de médecins, d’infirmières, de chirurgiens et de perfusionnistes sont prêts à tout pour me sauver... jusqu’à mettre leur vie en danger et braver la tempête pour venir me chercher. Ils doivent d’abord m’installer la machine coeur-poumon (ECMO), car mes poumons et mes reins ont cessé de fonctionner et sans cela, le transport en ambulance me serait probablement mortel. Arrivée à l’Institut, on me donne tous les soins nécessaires, en pensant qu’il est déjà trop tard pour mon bébé...

Pourtant, dans la nuit du 13 janvier 2018, alors que je suis toujours dans le coma, les intervenants médicaux ont la surprise de leur vie : je suis en train d’accoucher inconsciente. Quatre jours plus tard, mon réveil est brutal. J’apprends ce qui m’est arrivé. Mon bébé n’est plus avec moi... Où est-il? Va-t-il bien? J’apprends qu’il est dans un autre hôpital! Je suis trop faible pour aller le retrouver, mais tous les efforts sont déployés pour que nous soyons tous réunis dès que possible.

Un miracle s’est produit. Mon fils William a maintenant 2 ans et il est en pleine santé. Ma famille et moi sommes encore là, grâce à l’Institut. Je n’ai pas assez de mots pour exprimer toute ma reconnaissance envers le personnel. Notre histoire est exceptionnelle, une histoire humaine qui a rassemblé et mobilisé toute une équipe de personnes qui ont suivi leur instinct et leur cœur et qui ont tout donné pour nous aider. Cet hiver-là, ce n’est pas une vie qu’ils ont sauvée, mais deux.

Merci de soutenir un hôpital aussi spécialisé qui réussit à faire des miracles.

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