Retour aux articles

Lise Dupuis : « Je voulais m'en sortir...! »

En janvier 2017, ma vie s’apprêtait à changer du tout au tout, sans aucun signal précurseur. On ne peut jamais être prêt à vivre un tel changement. Comme la majorité des gens, j’avais attrapé la grippe durant la période hivernale. Jusque-là, tout était normal et je n’aurais jamais cru que cette grippe signifiait le début d’une grande aventure. La toux était très persistante, ce qui m’obligea à aller consulter. Le médecin me prescrit des antibiotiques et je repars à la maison en appliquant les recommandations. Quelques semaines plus tard, je termine mes antibiotiques, mais la toux est toujours présente, et même, plus prononcé. Je retourne voir le médecin, une seconde fois, et la solution est simple; on essaie d’autres antibiotiques.

Trois mois plus tard, la toux fait encore partie de mon quotidien… C’est à ce moment que mon médecin me demander d’aller passer une radiographie des poumons. Le verdict tombe…cancer du poumon de stade 2. J’étais sous le choc. On sait, en tant qu’être humain, que le cancer peut frapper n’importe qui à tout moment, mais au fond de nous, on se croit invisible. J’étais en bonne santé et j’avais cessé de fumer il y a plus de 30 ans…

C’est à partir de ce moment que j’ai été recommandé à l’Institut et le processus s’enclencha très rapidement. Après avoir passé plusieurs examens approfondis, on m’annonce que la chirurgie est la meilleure solution qui s’offre à moi. Le 16 juin 2017, on me retire le poumon droit en entier. Après la chirurgie, j’ai eu 16 séances traitement en chimiothérapie. L’équipe de professionnels de l’Institut ont tellement été présente pour moi, du début jusqu’à la fin et ils m’ont apporté un support exceptionnel. Dès que j’ai été prise en charge à l’IUCPQ, je me suis senti en contrôle et je savais que j’étais entre de bonnes mains. Je n’ai que de bons mots pour les soins offerts par Dre Catherine Labbé et Dre  Paula Ugalde, chirurgienne thoracique. Je ne pourrais jamais assez les remercier.  

Malgré tout, j’ai toujours gardé le moral; je voulais m’en sortir! Avant d’être malade, j’étais peureuse… je ne m’aventurais pas en dehors des sentiers battus. Aujourd’hui, je profite de chaque journée et je n’ai plus peur d’explorer de nouveaux horizons. Je prends le temps de vivre  et d’apprécier chaque activité du quotidien. Merci à tout le personnel de l’Institut et à vous, cher donateur, qui permet à des gens comme moi de recevoir des traitements hors du commun.