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Lorraine Bérubé : « Je me sens à nouveau vivante! »

 

À l’âge de 8 ans, un médecin de famille m’a recommandé pour une  investigation à l’institut de cardiologie de Montréal. À cette époque, mes parents notaient de l’essoufflement qu’ils jugeaient anormal. Suite aux examens, mes parents m’ont simplement dit que j’avais un souffle au cœur. C’est sans doute, tout ce qu’ils avaient retenu des explications médicales à cette époque. Ce diagnostic n’était alors accompagné d’aucune précision ou limitation et surtout, sans l’obligation de prendre des médicaments. J’ai donc eu une jeunesse normale, avec un suivi médical plus constant au cours mon enfance et adolescence, ne révélant pas de problématiques.  

Étant devenue, à l’âge adulte, une adepte de sports tels que course à pied, randonnées, ski de fond, ski alpin, j’ai ressenti des douleurs au thorax lors de mes sorties de courses au printemps 2018.  J’ai pensé que ces douleurs étaient le résultat de la fatigue et de l’essoufflement, de l’anxiété. Je n’ai jamais fait aucun lien avec ma condition cardiaque et mon souffle au cœur. J’en ai tout de même parlé avec un collègue de travail médecin et il m’a référé à l’IUCPQ pour des tests. Les divers examens ont montré que j’avais une malformation congénitale à l’une de mes valves cardiaques, la valve aortique.  Cette malformation (valve aortique bicuspide) est la plus commune et elle était associée, comme c’est souvent le cas, à la dilatation de mon aorte.  Il était clair qu’une chirurgie à cœur ouvert était au programme pour moi dans un horizon de temps plus ou moins long.

C’est ainsi que s’est amorcée l’année 2019.  En mai, le docteur Jean Perron a eu recours à la procédure de Ross pour réparer ma valve aortique et la dilatation de l’aorte. Ma récupération allait bon train grâce à mon bon niveau de forme, lorsque les tests postopératoires ont révélé qu’il y avait une fuite à la valve remplacée.  Cette fuite semblait être le résultat d’une rare complication.  Je ne pouvais éviter une nouvelle chirurgie pour corriger ce problème. Bien que    j’étais sous le choc face à l’éventualité de devoir être opérée de nouveau, le support et le réconfort de l’équipe médicale ont su me donner le courage de faire face, de nouveau à ce défi. J’ai poursuivi mes activités physiques afin de conserver au maximum ma forme physique et mentale, et ce, tout en respectant les recommandations.

Ainsi, le 18 septembre 2019, docteur Perron a remplacé la valve aortique par une nouvelle valve biologique.  Outre quelques petits soucis, ma récupération s’est mieux déroulée encore qu’à la première chirurgie. Des examens réguliers et le soutien exceptionnel de tout le personnel, notamment, mon chirurgien Jean Perron, ma cardiologue, docteur Élizabeth Bédard et les infirmières Caroline Morissette et Annie Forest (de la clinique des cardiopathies adultes), m’ont permis de reprendre une vie normale, mais surtout de me rassurer dans les moments plus difficiles. Tout le personnel médical de l’institut, en passant par les infirmières des soins intensifs aux préposés, kinésiologues du PPMC et autres acteurs de mes séjours à l’hôpital ont contribué à mon rétablissement.

Je peux déjà m’adonner aux activités qui me permettent de me sentir à nouveau vivante: la course, la randonnée, le ski de fond, les voyages. Et mon travail. L’année 2019 m’a certainement fait réaliser quelles sont les choses importantes dans ma vie. Je saisis les opportunités, je veux réaliser mes projets maintenant! Je me compte chanceuse d’avoir eu accès à des soins à la fine pointe et au personnel compétent et engagé de l’IUCPQ. Sans leur soutien, tant sur le plan physique que psychologique, je n’aurais pu être aussi confiante en l’avenir. 

Bientôt, je réaliserai un projet de longue date. J’aurai un chalet dans notre belle nature où toutes mes activités favorites pourront faire partie de mon quotidien!

-Lorraine Bérubé