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Lucie Frenette : « Une histoire de famille... »

 

Comme bien des jeunes de mon âge, j’ai fumé la cigarette à l’adolescence et dans la vingtaine. J’ai arrêté, j’ai recommencé et ainsi de suite. À cette époque, il y avait beaucoup moins de sensibilisation sur le sujet. Si j’avais su tous les dangers reliés à la consommation de tabac, j’y aurais pensé à deux fois avant d’entamer cette mauvaise habitude…

Pourtant, j’aurais dû le savoir…mon père est décédé des suites d’un cancer du poumon le 11 octobre 1969 à l’âge de 38 ans! J’avais seulement 7 jours…

Comme si ce n’était pas assez, ma grande sœur a reçu un diagnostic de cancer du poumon à seulement 35 ans…Oui, elle a fumé la cigarette elle aussi. Heureusement pour ma sœur, son cancer était localisé et elle a subi une lobectomie avec succès. Aujourd’hui, elle va très bien.

Lorsque je suis devenue mère à l’âge de 32 ans, j’ai commencé à devenir anxieuse, j’avais peur de développer moi aussi un cancer vu les antécédents familiaux. Mon père 38 ans, ma sœur 35 ans…Je demande alors à mon médecin de passer des radiographies régulièrement pour me rassurer. A chaque fois, c’est un très grand stress pour moi.

En mars 2010, un collègue de travail nous annonce qu’il souffre d’un cancer du poumon. J’ai beaucoup de difficulté à vivre avec cette nouvelle, je suis en état de choc. Le lendemain, je prends ma prescription qui traîne dans ma sacoche depuis quelques semaines et je prends rendez-vous pour ma radiographie.

Je passe ma radiographie en avril et à ma grande surprise, mon médecin de famille me rappelle pour me demander de repasser une nouvelle radio car il y avait peut-être une petite anomalie. Lorsque je suis transférée à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec pour des examens plus approfondis, je suis anéantie, voilà c’est mon tour. Même si mon médecin se veut rassurant, on ne sait pas encore qu’est-ce que c’est, je comprends vite ce qui se passe. Je pense à mon garçon qui a 7 ans, je ne peux m’imaginer le quitter…

Je suis prise en charge rapidement à l’Institut où je passe une batterie de tests. Ce que je redoutais depuis années se confirme…j’ai un cancer du poumon... Un cancer de stade 1A, c’est donc très embryonnaire. Le 20 juin, je rencontre le Dr Massimo Conti qui me réconforte et me rassure. Je me suis laissée guider en toute confiance. J’ai été opérée, on m’a enlevé un lobe car mon cancer était très localisé. Heureusement pour moi, je n’ai pas eu besoin de subir de chimiothérapie ou de radiothérapie.

Aujourd’hui je vais très bien, j’ai un bel équilibre de vie, je fais attention à moi. Dr Conti et son équipe m’ont sauvé la vie. Je suis extrêmement reconnaissante et impressionnée par la prise en charge rapide et efficace de l’Institut. Je veux lancer un message d’espoir aujourd’hui. Il est clair pour moi qu’il faut donner à la Fondation IUCPQ afin de soutenir l’Institut en lui permettant d’avoir les meilleures technologies avec les meilleurs médecins pour offrir les meilleurs soins.