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On n'imagine pas vivre ça à 42 ans...»

Le 24 mai 2012, ma vie a changé...

Comme à tous les matins, je réveille mon garçon puis je prépare le déjeuner. D’un seul coup, je sens un coup de poignard dans la poitrine. Ce n’est pas la première fois que je fais une crise d’angoisse, mais cette fois, les conseils de mon médecin ne semblent pas suffire à estomper les serrements…

J’attends que mon fils quitte pour l’école et je demande à mon conjoint de me conduire à l’hôpital. Plus on s’approche, plus mon état se détériore et plus j’ai peur. J’ai le bras engourdi, j’ai mal à la mâchoire, et même de la difficulté à parler. Les yeux dans l’eau, je prends la main de mon conjoint et lui avoue que je pense faire une crise cardiaque.

Arrivée à l’hôpital, j’entre directement au triage et, avec le peu de force qu’il me reste, je cogne à la porte de l’infirmier. Celui-ci qui me dit de retourner m’asseoir, que je ne fais probablement qu’une crise d’angoisse. Je n’arrive pas à y croire, donc j’insiste

Quelques minutes plus tard, le diagnostic tombe : infarctus du myocarde.

Le temps d’assimiler le tout, je suis déjà dans une ambulance en direction de l’Institut pour subir une chirurgie d’urgence. Je suis terrifiée… Alors que le médecin s’approche de moi, je lui répète en boucle :
« je n’ai que 42 ans, mon fils Xavier n’a que 13 ans, je ne veux pas mourir ». Dr Rodés et son équipe me prennent aux mots. Je suis rapidement épaulée, rassurée et conseillée. Quelques heures plus tard, je sors de la salle d’opération, une deuxième vie devant moi.

Aujourd’hui, je sais que si nous avions su mieux reconnaître mes symptômes, rien de cela ne serait arrivé.  Et plus que jamais, je réalise l’importance de la recherche et de l’enseignement concernant les maladies cardiovasculaires chez les femmes. C’est d’ailleurs pourquoi je vous encourage à donner à la Fondation, afin que nous donnions une deuxième vie à d’autres femmes comme moi!

Merci à toute l’équipe de l’IUCPQ!

Nancy Laflamme