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Un miracle de Noël...

 

Je me souviendrai toujours de la nuit du 14 au 15 décembre 2002. C’était une tempête de neige comme j’avais rarement vu dans ma vie. Les routes étaient totalement glacées, la visibilité était presque nulle, c’était vraiment épouvantable... du moins, c’est l’impression que j’avais de la fenêtre de ma chambre d’hôpital.

J’étais alors hospitalisé à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec en raison d’un grave infarctus qui m’avait plongé dans le coma durant pas moins de deux semaines. Un infarctus si violent qu’il était impossible pour mon cœur de s’en remettre. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on m’avait implanté un cœur mécanique pour me maintenir en vie, en attendant de trouver et de me greffer un nouveau cœur.

Cette nuit-là était ma 44e nuit à l’hôpital. Une autre nuit d’incertitude, de peur, à tenir la main de ma femme et à espérer qu’un miracle se produise...

Le 15 décembre au matin, j’ai été réveillé par les pas d’une personne qui entrait dans ma chambre. C’était mon cardiologue, le Dr Bernard Cantin. Sans même qu’il eût à parler, je pouvais lire la bonne nouvelle dans ses yeux : on m’avait trouvé un nouveau cœur, un miracle de Noël...

Ce Noël restera à tout jamais le plus beau de toute ma vie. Même si j’étais à l’hôpital, j’avais à mes côtés ce qu’il y a de plus précieux à mes yeux : ma famille, l’équipe dévouée qui m’a sauvé la vie et surtout, la santé.

Encore aujourd’hui, je ne trouve pas les mots pour décrire toute la reconnaissance que j’ai envers le personnel de l’Institut. Cette reconnaissance, je l’exprime autrement. Je donne généreusement à la Fondation et considère fortement la possibilité de concrétiser davantage mon engagement grâce au don par testament, afin de faire une différence encore bien longtemps. C’est ma façon de remercier et soutenir l’Institut à mon tour, en plus de donner une 2e vie à d’autres personnes comme moi!

Joyeux Noël!

Urgel Blais