Retour aux nouvelles
20 septembre 2019

L'OXYGÉNOTHÉRAPIE AUTOMATISÉE, ENTIÈREMENT DÉVELOPPÉE À L’INSTITUT UNIVERSITAIRE DE CARDIOLOGIE ET DE PNEUMOLOGIE DE QUÉBEC – UNIVERSITÉ LAVAL : UNE PERCÉE MONDIALE

L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval (l’Institut) innove une fois de plus grâce aux travaux du Dr François Lellouche, interniste intensiviste, chercheur à l’Institut et professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval. Le Dr Lellouche a codéveloppé et évalué avec le Dr  Erwan L'Her, chef du service de réanimation médicale et chercheur INSERM au CHU de Brest en France, ainsi que les pneumologues de l’Institut un nouveau dispositif d’optimisation de l’oxygénothérapie, un des traitements les plus utilisés en centre hospitalier. 

L’oxygène est un gaz complexe qui, mal ajusté, entraîne des complications pouvant aller jusqu’à une augmentation du risque de décès. Le système innovant de titration automatique de l’oxygène, nommé FreeO2, a été développé en collaboration avec les ingénieurs de l’Université Laval, puis évalué à l’Institut avec les pneumologues. Cet appareil unique vise à améliorer la sécurité, la surveillance et la qualité de vie des usagers recevant de l’oxygène. FreeO2 permet des prises en charge innovantes de nos usagers pour optimiser les soins et contribuer à l’effort de réduction des coûts du système de santé. À la suite de nombreuses démarches, cet appareil révolutionnaire dans le domaine médical vient de recevoir l’homologation de Santé Canada et il est déjà commercialisé notamment en Europe.

Plus de dix études cliniques ont été réalisées pour évaluer FreeO2 chez plus de 800 usagers hospitalisés au Canada et en France. Ce dispositif innovant a été comparé au débitmètre à bille, utilisé depuis un siècle dans tous les hôpitaux du monde pour délivrer l’oxygène. Les résultats ont démontré des bénéfices avec FreeO2 pour plusieurs populations adultes et pédiatriques. Ces travaux ont été présentés dans de nombreux congrès en Europe et en Amérique du Nord. Les études démontrent une amélioration de l’efficacité, de la sécurité et de la surveillance du traitement :

  • Un meilleur ajustement du débit d’oxygène (cible d’oxygénation atteinte dans 80 à 90 % du temps pour limiter les risques de toxicité) qui permet également d’optimiser le suivi du personnel médical auprès des usagers;
  • Une diminution de la durée d’hospitalisation de 30 % à 50 %;
  • Une réduction des coûts de 20 %.

« Les résultats que nous avons obtenus sont très prometteurs. Cette avancée technologique aura certainement un impact positif important pour l’usager, le personnel médical et les hôpitaux », a indiqué le Dr Lellouche, cofondateur d’OxyNov, la société qui commercialise le dispositif FreeO2.

Partenaires d’OxyNov depuis sa création en 2009, le Centre de recherche de l’Institut ainsi que l’Université Laval soutiennent le développement d’entreprises en incubation en vue d’aider des projets novateurs à voir le jour et qu’elles s’établissent dans leurs marchés respectifs. OxyNov a d’ailleurs été temporairement basée au sein de l’Institut, ce qui a permis d’innover au contact quotidien des cliniciens et des futurs utilisateurs. « Nous sommes fiers d’avoir contribué ici à Québec, au démarrage et au succès d’OxyNov en fournissant l’aide et les ressources nécessaires au développement du FreeO2. OxyNov est véritablement une entreprise locale qui contribue de manière tangible à l’amélioration des soins offerts à la population d’ici et d’ailleurs dans le monde, et ce, au plus grand bénéfice de tous. FreeO2 constitue une innovation mondiale majeure dans la pratique de l’oxygénothérapie et cible, dans un premier temps, les services de pneumologie, de cardiologie, de neurologie, de pédiatrie et d’urgence des centres hospitaliers privés et publics. Il y a de quoi se réjouir », a précisé le Dr Denis Richard, directeur du Centre de recherche de l’Institut.

« L’Institut innove une fois de plus grâce à ce nouveau dispositif unique au monde. En effet, depuis 1910, l'oxygène est administré par l'intermédiaire d'un oxymètre à bille qui nécessite un ajustement manuel et ne permet aucune surveillance. Améliorer la sécurité des usagers nécessitant de l'oxygène ou un support respiratoire, en plus de réduire la durée du séjour en milieu hospitalier et de générer des économies importantes pour le réseau de la santé, voilà une avancée importante. Ainsi, nos  spécialistes  ont contribué de façon concrète à faire avancer la science et la technologie », a souligné M. Denis Bouchard, président-directeur général de l’Institut.

« La Faculté de médecine est fière de compter parmi son corps professoral le Dr François Lellouche, spécialiste aguerri du développement de systèmes automatisés de ventilation en médecine à l’Université Laval. L’expertise du professeur François Lellouche dans le domaine des technologies médicales enrichit grandement la formation des étudiantes et des étudiants en médecine qu’il encadre au doctorat et à la maîtrise », a déclaré le doyen de la Faculté de médecine de l’Université Laval, Julien Poitras.

« L’annonce d’aujourd’hui est un exemple concret de l’impact positif et de l’effet levier que peut avoir la Fondation IUCPQ dans le soutien financier à des projets qui visent directement l’amélioration des soins aux usagers. Je suis donc très fière de voir l’accomplissement de cette initiative innovante qui permet également à l’Institut de se positionner parmi les meilleurs centres hospitaliers spécialisés au monde », a mentionné Mme Josée Giguère, directrice générale de la Fondation IUCPQ.