Retour aux nouvelles
5 novembre 2018

Novembre, mois de sensibilisation au cancer du poumon

CANNABIS, VAPOTEUSE, CIGARETTE : LES MALADIES RESPIRATOIRES NE S’ESSOUFFLENT PAS

 

Pour donner le coup d’envoi au mois de novembre – mois de sensibilisation au cancer du poumon, l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval (L'Institut) et sa fondation souhaitent sensibiliser la population à l’importance de la santé pulmonaire. Se développant souvent de manière insidieuse et sans symptôme apparent, le cancer du poumon, le plus meurtrier des cancers, se classe parmi les maladies les plus sournoises :

  • En moyenne, 78 Canadiens reçoivent chaque jour un diagnostic de cancer du poumon faisant de lui la principale cause de mortalité par cancer.
  • On estime qu’un Canadien sur 12 aura un diagnostic de cancer du poumon au courant de sa vie.
  • Un plus grand nombre de décès est lié au cancer du poumon que ceux du sein, de la prostate et colorectal réunis.[1]

 

CANNABIS, VAPOTEUSE & CIGARETTE : MYTHES ET RÉALITÉ

À l’heure où le cannabis vient d’être légalisé et que la cigarette électronique est présentée comme une alternative, il importe de préciser que plusieurs caractéristiques et effets secondaires associés à la cigarette sont aussi communs à ces derniers. Bien que les impacts ne soient pas tous encore connus, les études révèlent actuellement que la consommation de cannabis a des effets néfastes sur le système respiratoire et que fumer un joint a des conséquences dommageables sur les poumons équivalents à cinq cigarettes.[2] Soulignons également que la cigarette électronique, tout comme la cigarette, peut entrainer la plupart des effets secondaires liés à la nicotine. Enfin, rappelons que 85% de tous les cancers du poumon sont causés par le tabagisme, signe que cesser de fumer représente une bonne police d’assurance.[3]

L’INSTITUT : UN CHEF DE FILE EN SANTÉ CARDIORESPIRATOIRE ET EN OBÉSITÉ AU QUÉBEC

Reconnu comme une référence en santé pulmonaire, depuis maintenant cent ans, l’Institut veille à soutenir la recherche sur les maladies respiratoires et à contribuer activement au développement et à la recherche. La recherche est essentielle dans le domaine. D’ailleurs, des percées significatives ont été réalisées dans les dernières années en génétique et immunologie des cancers. De nouvelles méthodes et des médicaments beaucoup plus efficaces et moins toxiques sont maintenant disponibles. Notons aussi qu’il est désormais possible de soigner le cancer du poumon de manière plus personnalisée. La thérapie ciblée permet d’offrir un traitement basé sur les paramètres individuels de la personne et de la tumeur. Ce type de thérapie contribue non seulement à prolonger la vie des patients, mais à améliorer leur qualité de vie.

CITATIONS

« C’est une richesse d’avoir à Québec un tel centre reconnu à l’international. L’Institut dispose d’une expertise en pneumologie tant sur le plan de la recherche, de la prévention que pour les traitements. Pour poursuivre notre travail et demeurer un leader, la recherche demeure nécessaire, notamment pour cerner tous les effets dommageables que peuvent avoir par exemple le cannabis ou la cigarette électronique qui sont encore peu connus. » - Dr Mathieu Morissette, chercheur dans l’axe de pneumologie de l’IUCPQ-UL

« Aujourd’hui, je suis en pleine forme et je respire le bonheur de voir grandir mes enfants et mes petits-enfants. Je remercie le personnel de l’Institut pour tous les soins reçus et plus particulièrement Brigitte, mon infirmière pivot qui a été d’un grand secours ainsi que Dre Ugalde pour avoir eu l’audace de m’opérer et de me donner un deuxième souffle! » - Mme Marylène Sacy Reeves, patiente de l’Institut opérée pour un cancer au poumon


À PROPOS DE L’INSTITUT  

Annuellement, 15 568 personnes y sont hospitalisées et 122 952 visites sont réalisées en mode ambulatoire pour 43 690 usagers. Le bassin de desserte s'élève à plus de 2 millions d’habitants, soit environ 30 % de la population du Québec. Affilié à l’Université Laval, l’établissement compte sur la collaboration et le dévouement de plus de 3 000 employés, médecins, professionnels, chercheurs, gestionnaires et bénévoles pour offrir des soins et des services de qualité aux clientèles hospitalisées et ambulatoires. L’Institut offre notamment des programmes de soins et de services spécialisés et ultraspécialisés pour le traitement des maladies cardiovasculaires, respiratoires et des maladies reliées à l’obésité. Les médecins et les professionnels de la santé de l’Institut possèdent une vaste expertise et contribuent à faire avancer la science de la médecine. L’Institut a aussi comme mission d’évaluer des technologies et des modes d’intervention en santé. Le Centre de recherche de l’Institut est reconnu internationalement pour la qualité de ses travaux de recherche. www.IUCPQ.qc.ca

À PROPOS DE LA FONDATION IUCPQ

La Fondation IUCPQ a pour rôle de promouvoir et de soutenir l’œuvre de l’Institut dont la mission principale est la santé des personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, respiratoires et de celles reliées à l’obésité. Au cours des dernières années, la Fondation a contribué à la hauteur de plus de 25 millions de dollars en finançant l’achat d’équipements spécialisés et en participant au financement de la recherche et de l’enseignement, et ce, au plus grand bénéfice de la population du centre et de l’est du Québec, soit plus de 2,2 millions de personnes. http://www.fondation-iucpq.org/

À PROPOS DU CENTRE DE RECHERCHE

Le Centre de recherche a comme vision d’être un acteur international déterminant dans la lutte contre les maladies chroniques sociétales grâce à son modèle de recherche intégrée en cardiologie, en pneumologie et en obésité. Le Centre de recherche compte sur la collaboration de 177 chercheurs et médecins chercheurs, dont plusieurs sont reconnus comme étant des chefs de file dans leur domaine. Ces chercheurs, de renommée internationale, sont parmi les plus productifs au Québec. De plus, l’arrimage parfait des axes de recherche aux spécialisations de l’Institut assure une synergie entre les cliniciens et les chercheurs, permettant ainsi un transfert rapide des connaissances vers les soins.